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LES IMAGES NE SONT JAMAIS SAGES

Les rêves de l’artiste sont égoïstes. Son travail égocentrique.

Et pourtant, à la fin du compte, il y a bien partage.

Partage. C’est bien de cela qu’il s’agit: 

Offrir son travail au regard de l’autre. Partager des émotions.

En créer même d’inattendues.

C’est ce à quoi, je l’espére, servira ce site que j’ai, sans doute,

mis trop longtemps à réaliser

 

 

À côté de l’Art avec un grand A, de l’Art qui se prend au sérieux, de l’Art qui en impose, de l’Art majuscule, il existe un fourmillement incessant d’une culture plus ludique, plus amusante, peut-être plus frivole (encore que), une espèce d’art minuscule qui fleurit à l’ombre de l’Art officiel.

Un art dont on sourit en haut lieu.

Mais n’est ce pas le destin de cet art « mineur » que de faire naître le sourire sur des lèvres trop souvent fermées à double tour. Un sourire complice. Un sourire amical : le sourire de celui qui partage nos irrévérences à la réalité rigide, à la Vérité officialisée, à la Vérité qui, pourtant –on le sait- n’est vraie qu’un instant. C’est dans cette forme d’art que je m’ébroue lorsque je réalise mes collages. En jouant avec les mots comme avec les images.

Toutes les images – chacun le sait bien - ont déjà été vues. Décodées. Démystifiées. Photographiées. Racontées avant nous. Par d’autres que nous. Toutes aujourd’hui ont acquis une signification acceptée par chacun de nous, même si pourtant toutes (ou presque) possèdent un ou plusieurs sens cachés, même s’il arrive qu’une pénombre propice créant quelque confusion, nous laisse entrevoir autre chose que ce qu’il est convenu (ou convenable) de voir.

Certains refusent les images toutes faites, ils créent leurs propres signes, leur propre univers visuel, leurs propres images. On les appelle les artistes…

Mes bri-collages me permettent de jouer avec les images sans les réfuter, en les détournant, en les bricolant…

J’aime découvrir derrière chaque image une autre image cachée. J’aime que celui ou celle qui regarde mes images en imagine d’autres, joue avec elles. Lorsque ça marche, une complicité s’installe annonçant une nouvelle amitié. Et me voilà rassuré.

 

Jean Marc Requien